Levé 4h45, on commence à être habitué à se levé avant le soleil. Les premiers bus pour le machu partent à 5h30. A 5h15, une file de touristes est déjà bien formée. Heureusement, on croise nos compagnons de galère barcelonais d'hier qui nous invitent à leurs côtés. On arrive donc sur le site les premiers. Quelle claque ! Ca envoie du gros, du très lourd. On a environs jusqu'à 10h30 pour visiter le site sans trop de monde avant l'arrivée des trains venant de Cuzco remplis de touristes en tour organisés venu visiter le site pour la journée. Ca laisse pas mal de marge.
De toute façon, une fois que le site se transformera en Disneyland, il reste plein de balades à faire autour du machu. La plus connue c'est de monter au wayna picchu, le gros pic en arrière du site. Vu l'autoroute que ca devenait et le nombre d'accident grandissant pour gravir cette montagne à pic, le nombre de touriste est limité à 400 par jour. Commencerait-on à préserver le site ? Bref 400 ca parrait quand même faisable, surtout qu'il y a un peu de brume aujourd'hui. Toujours est-il que vers 8h45 je recroise me collègues barcelonais qui se sont inscrit pour le départ de 10h et sont déjà dans les 300èmes. Bon, je me rend vite à la cabane d'inscription. Hay vacantes ? Si, eres el ultimito ! Chance de cocu diront certains, je suis 400ème ! La montée est ardue mais avec les gros porcs d'americains qui encombrent le passage ca laisse le temps de pendre queques photos et reprendre son souffle. L'efforts est suivi d'un réconfort visuel à la hauteur des espérances. Vision à 360º sur des reliefs verticaux et luxuriants sur fond de ruines incas. Le rêve. Quelques rires de touristes israelites nous ramenent sur terre. Free palestine ! Bon je redescend, Pauline m'attends à 12h et y en a pour 40 min de descente. La descente est à pic. Un peu pressé je coupe à travers faune et enjambe le troisième âge qui se demande ce qu'il fait là. En 20 min je suis en bas. Je suis quand même en retard mais avant de rentrer j'ai bien envie de voir la vue en haut du Haynau (ou un truc dans le genre), petit pic entre les ruines et la Wayna. Je monte 4 à 4 par un chemin bien moins fréquenté qu'au Wayna. Pas mal la haut, au moins on est au calme. Dommage je suis un peu pressé. Descente a toutes blinde pour retrouver Popo avec une demi heure de retard (reglementaire au Pérou).







J'ai une gouache d'enfer! Il parrait que le Machu dégage une quantité d'énergie phénoménale. Je commence à y croire. Un petit encas, le temps de se moquer ouvertement des groupes organisés, tous avec le même T-shirt qui suivent un drapeau pour une visite de 2h et chantant "Machu Picchu ! Machu Picchu". Nous aussi, on est en voie de disparition avec des cons pareils. Bon il reste encore de bonnes balades comme un pont inca de l'autre côté du site et la porte du soleil en remontant le chemin de l'inca (oui oui celui à $350 !). Le chemin vers le pont de l'inca est bien sympa. Malheureusement, il est fermé 100m avant le pont depuis qu'un touriste ai loupé une marche. On voit tout de même l'edifice et le dessin du reste du chemin taillé à même la montagne, dans le roc. Demi tour donc. Il est un peu trad pour la porte du soleil. Un guide annonce entre 45min et 1h de montée. Qu'importe, j'emboite le pas et arrive 20min plus tard. J'ai même eu le temps de trafiquer la canalisation du monstrueux hotel du machu pour remplir ma gourde et hydrater mon gosier sec. Une autre belle vue sur les ruines avec le soleil qui se couche derrière.
En redescendant il est déjà 17h. Le site est vide et les couleurs magnifiques. Le temps de prendre quelques beaux clichés, la nuit s'annonce. Popo est un peu fatigué, elle prends le bus. Moi j'ai bien envie de redescendre à pied à aguas caillentes, en empruntant le chemin ancestral des inca, en escalier jusqu'en bas. Encore 45min de descente me dit-on. Ca va être short pour arriver avant la nuit. Je descend a fond les ballons sur les marches inegales du chemin. J'arrive 15 min pile poil plus tard en bas, 5 min avant le bus de pauline. J'ai même eu le temps de prendre quelques clichés et de tirer une pisse. C'est sur, je me suis rechargé en énergie au Macchu !