Une chaise en voyage

Welcome chez les RoosbeefsWelcome chez les Roosbeefs

Me voilà de retour sur le continent Européen. Après un bref passage d'une heure sur le sol français, me voilà reparti pour London. L'arrivée chez les Roast-beef laisse à désirer car mes bagages sont restées sur le tarmac français... Je suis vite consolé cas Mr Air France va me les emmener demain chez Karine et j'ai le droit de faire du shopping pour 100€ aux frais d'air france pour les premières nécessités. Du coup je m'achète un costard (de première nécessité!) pour trouver plus vite du taff. Je passe donc le WE comme prévu avec la joyeuse troupe de toujours des Scouts d'Herblay pour visiter London, connaitre sa vie nocturne déjantée, faire le tour de la ville pour un Fish&Chips 'a 17h et même faire un peu de shopping sur Oxford street, oui monsieur ! Un bon WE comme on les aime. Pour le reste, c'est moins funky car vu le prix de la vie ici, mieux vaux que je trouve un taff expresso. Je fait donc le tour les shops londoniens avec mes CVs fraichement traduits en Anglais. A voir si le poisson mord. Je sors juste d'une sélection de 3h pour bosser à Burger King, ouf je suis passé ! RDV avec Mr Manager mardi, je sortirai le costard Air France !

Bogotá et puis s'en vaBogotá et puis s'en va

Moi et pablos sur Bolivar square






Dernière étape de ma remontée des Andes. La tentaculaire Bogotá est plus hospitalière que je pensais. J'arrive en plus au moment du (parrait-il) plus grand festival de théatre du monde. Des tas de spectacles sont organisés dans la rue par des troupes de tous les coins du monde. Il y a uen troupe de Bosnie qui joue ce soir à l'autre bout de la ville mais en arrivant, prix unique de $60000 (25€), la culture n'est pas accessibles aux backpackers à Bogotá. Je me rabas donc sur les spectacles de rue. Pas mal d'animation sur la place de Bolivar, place principale de la ville et show special à 17h, vamos.

Je m'assoie instinctivement à côté d'un gars avec un accordéon. Je joue quelques note et pendant ce temps là mon collegue se maquille, un clown. Il aime bien mes tunes et il m'engage, il veut qu'on monte un spectacle. Ok, on a combien de temps ? 2 minutes. On choisi "le phare" des Têtes raides comme chanson et on invente des paroles en pseudo russe. La chanson s'apellera "Kaï Shipago" et nous on sera deux marins Russes ivres avec une bouteille imaginaire à faire boire au public, impro pour le reste. C'est un carton, on se fait mitrailler de photos par les touristes venus pour le show de 17h. Mais je comprend peu à peu que la seule chose prévue par le programme ce sont les troupes de la place, donc nous. Oula, la pression monte, les troupe alentours se joignent à notre délire, le public s'amplifie et même la TV est sur place. Du coup pas le choix, on y va à fond. Un super moment et on conclue avec mon inevitable "Ginette" que quelques Français dans le public reprennent en coeur. Enorme. Comme quoi, faut pas grand chose pour faire vibrer la foule.

Du coup on remet ça le lendemain sur une autre place. Pour les prochains voyages, c'est sur, je monte un petit spectacle de ce type, du bon temps et même quelques pesos dans la poche.

Mais c'est déjà le moment du retour. 10 mois remplis à bloc, une grande page toute en couleur qui se tourne, j'espère que les suivantes le seront tout autant. Merci à tous les copains pour avoir suivi mes menues aventures Andines. J'ai hate de vous revoir pour partager ça et peut-être monter d'autres projets de ce type. A bientôt ! Unos besos.

Paza de Bolivar

Cali calienteCali caliente

Voilà six jours dans mon paradis de San Agustin et plus qu'une semaine en Amérique Latine, tout va vraiment trop vite. Je quitte ma cabane de hippie sur la montagne pour choper un bus pour Cali. Voyager de nuit, ça m'economisera du temps, et le temps c'est du fun, et le fun c'est bien. Ce qui est con c'est qu'en Colombie les bus sont hyper cher et son presque plus pourris qu'au péru, y a un truc qui m'échappe. J'arrive au petit matin dans la capitale mondiale de la salsa, la seule ville de colombie où il est plus conseillé de sortir de nuit que de jour, car y a plus de monde la nuit ! On va voir ce que ça donne.

Y a de la vie par ici. En rentrant du marché je tombe suis l'ouverture des éliminatoires mondiaux de Tango pour la Colombie, rien que ca. Quelques uns des meilleurs couples de la ville offrent quelques démos à la rue. Je suis pas forcément du genre émotif mais là c'est vraiment quelque chose d'énorme, c'est plus qu'une danse, c'est de la se(n/x)ualité en robe de soirée, c'est beau c'est tout. Ca y est, la ville me plait déjà.

Je croise deux Suisses que j'avais vu à San Agustin, me voilà accompagné pour ce soir. Ah oui c'est vrai les Suisses voyagent toujours en groupe, on sortira donc avec toute la troupe...
Toute une avenue de la ville est dédiée uniquement à la salsa, ça danse jusque dans la rue. On se fait harranger de tout part pour rentrer plutôt dans cette boîte plus que dans l'autre parceque celle-ci y va y avoir un super show sexy d'une bombe caleña ou que l'autre y a des démos de pros de la salsa, a ver.

La soirée a du mal a prendre de l'ampleur, mes collegues Suisse sont pas des plus délurés et parlent une langue inconnue. Je tente d'inviter une ou deux caleñas mais y a toujours un "novio" dans le coin qui complique l'opération. De toutes façon, une heure plus tard, une bagarre au fond et tout le monde s'éparpille (chemise ouverte, chaîne en or qui brille...), c'est pas gagné. Mes Suisses vont se couché, et oui il est presque minuit tout de même ! Bon ça sera pas la grosse jaille que j'imaginais, on m'a menti.

En rentrant à l'hotel, mon camarade de dortoire est aussi dépité, il s'en fait dragué par des gamines de 16 ans, soit trois fois son age, pour lui aussi la soirée se fini en queue de poisson.

Je me réveille avec un indien au dessus de moi (enfin du lit superposé evidement!). Lui aussi a passé une soirée à la con et veux prendre sa revanche ce soir, c'est d'accord. Un coin de la ville est surnommé la sillocone valley, plus pour la plastique des demoiselle que pour un quelconque côté culturel. Me voilà dans la boîte la plus branchée de Cali avec mon nouveau collegue indien et mon allemand. C'est officiel, les Colombienne sont définitivement les plus belles femmes du continent. Si les premiers hommes viennent d'Afrique, les premières femmes viennent de Colombie ! Evidement y a un hic dans l'histoire. Erreur culturelle de notre part, ici on ne sort pas pour rencontrer du monde mais pour danser avec sa copine. En gros tout le monde est accompagné et pas touche à ma copine. Là dedans ils savent ce que c'est que danser, c'est chaud bouillant. Nos voisins de table ont l'air de barrons de la drogue accompagnées de blondes siliconnées, on se croirai dans un bon gros film américain. Mon voisin barron de la drogue me demande du feu et m'offre une bouteille à $80000 pour remercier mon admirable geste. Très aimable.

Oups il fait déjà presque jour et on a prévu de se faire un parc national vers Armenia, vallée de Cocora, sur la route de Bogotá aujourdhui. Juste le temps de rentrer à l'hotel et de plier bagage. Aie c'est dur, on m'avais pas prévenu, le parc est magnifique de ce que je peux en voir quand j'ai les yeux ouverts. Ce soir je monte sur Bogotá.

Manif anti paramilitaires à CaliEn cas d'envie de gerber, demande un sac

Chez YakamonéyéChez Yakamonéyé

Et pof !, j'atterris devant le sourire d'un mioche
Dans sa main, un morceau de brioche
A côté de lui, un chien qui renifle ses poches

Ici tout est bien, oh même mieux qu'au cinoche
L'air qu'on respire est sain, personne ne roule en Porsche
On est chez quelqu'un que je sais apprécier,
Il est dans mes rêves depuis des dizaines d'années :

Chez Yakamonéyé, y'a pas de monnaie,
Y'a pas de barbelés, pour t'empêcher d'entrer
Y'a pas mal de mouflets, chez Yakamonéyé
Un peu de sinsé, beaucoup de liberté…

Bon, qu'est-c'qu'on va manger ?, bon, maman, qu'est c'qu'on a planté ?
Y'a pas d'quoi s'inquiéter, chez Yakamonéyé
Y'a pas de monnaie, chez Yakamonéyé
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets !

Je rêve, et ça vaut tous mes mois d'salaire
Ma couette est le repaire où j'mène une vie pépère
J'libère le monde amer, et même si j'y reste fier
J'aurai du mal à refaire tout c'qui va de travers

Alors j'traverse les océans, pour trouver ce monde d'enfants
Fonçant comme un dément vers ces gens plus cléments
J'y reste quelque temps, tant que je peux y rester




















De retour dans l'hémisphere Nord !De retour dans l'hémisphere Nord !

Aprés plus d'une semaine passée á Quito, entre soirées, petit dej l'apres-midi et au moins trois langues dans le salon, il était temps de repartir. Je repoussera 3 jours mon depart de Quito avec toujours un bonne raison en stock. Cette fois, c'est le moment, j'ai la creve et Tiff prend son vol pour Lima dans quelques heures. Mon voyage s'acheve dans 15 jours á Bogotá donc je ne dois plus chaumer. Je roule jusqu'á Tulcán á la frontiere Colombienne et le lendemain, Welcome to Colombia !

En on rechange de monnaie, le taux est á 1850 pesos pour un dollar US, dur de se faire comprendre qu'un taxi coute 4000 et le bus 30000 ! Bon pou rl'instnt, la Colombie n'a pas l'air plus impressionnante que ca. A part quelques impactes de balle sur les murs et les avis de recherches pour dénoncer les chefs des FARC á la frontiére avec 5 000 000 pesos á la clef... mouais ca fait mëme pas 2000 euros... De toutes facons, j'ai meme pas eu le temps de le dénoncer que Raul Reyes et 16 de ses copains se prennent en pleine face le plus gros coup de l'armée Colombienne. Merde je l'ai loupé de moins de 24h, juste á la frontiere que je viens de passer, ohh ca devait etre un beau spectacle.

Sur ce, aprés 9h de bus dans les magnifiques andes colombiennes j'arrive á Popayán, j'ai encore entre 5h (selon les organisateurs) et 9h (selon la police) de bus jusqu'á San Agustin. Un bus fait la liaison de nuit alors mëme avec une journée de bus dans les pates, la tete comme une pasteque et le nez qui coule, c'est parti.
Le bus est tout pourri, ca va etre dur. Mon siege s'incline pas et je suis a coté du gros Robert qui prend une place et demi. Cool, une nuit blanche plus tard le jour se léve et le bus se met á grincer. La boite de vitesse fait des siennes, en fait on a creuvé... Parfait, en plein milieu de la pampa Colombienne. On roule tant bien que mal jusqu'au village le plus proche et une heure plus tard on est reparti, il manquait qu'une demi heure !

Sur place, la paysage est au rendez-vous. San Agustin est un petit village de reve au milieu d'un des plus gros sites archéologiques du continent avec des centaines des statuettes styles iles de paques diséminé dans la vallée. Ajoutez á ca des cascades et de gens géniaux et voilá oú je suis !

Dernier paysage d'equateurPaye ta toucheLa ColombieEntre Popayan et San Agustin