Une chaise en voyage

10 mois entre Terre de feu, volcans, jungle et cuba libres !10 mois entre Terre de feu, volcans, jungle et cuba libres !

Une centaine de "posts", des centaines de photos, des dizaines de récits de Mai 07 à Mars 08 poru cette remontée de l'Amérique Latine en rencontre.

La boucle est boucléeLa boucle est bouclée

Retour case départ. Je ne touche pas 20000 francs. Qu'importe, j'ai au moins touché l'équivalent en rencontres et en souvenirs qui débordent de ma petite tête déboussolée. Avant le retour en France, quelques semaines en Angleterre. Mon petit séjour à Londres n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Je pensais y trouver un job pour un mois ou deux mois mais la chance m'aura un peu fait la gueule pour une fois. Un conseil pour ceux qui voudraient bosser à Londres, dites que vous êtes là pour 1 ou 2 ans, voir toute la vie, que vous avez une copine sur place et que vous êtes éperdument amoureux, et puis inventez-vous des expériences à la pelle dans le métier concerné, c'est la coutume là-bas. Car si vous la jouez franche du genre "Je suis là pour que six mois et j'y connais rien à votre magasin" ça complique pas mal l'opé...
Mais bon après presque un mois sur place, j'ai qd même eu l'occasion de pratiquer mon anglais qui prenait la poussière et fait quelques rencontres, et ça, c'est bien pour la culture ! Alors voilà, le 6 avril, je me pose à CDG airport après 10 mois, 25 jours et quelques heures depuis mon départ pour Santiago du Chili. Ce voyage m'aura emmené au Pérou, en Bolivie en Équateur, en Colombie et en Angleterre. De retour en France, je me met en recherche d'emploi dans le contrôle de gestion et l'administration de mission. Peut-être un prochain départ ? L'Asie, l'Afrique ? Qu'importe du moment qu'on aime. Du shopping a Londres !!! La classe dans les pubs anglais Oliv, Karine et Momo sont à Hide park Deux charmants couples à London

Welcome chez les RoosbeefsWelcome chez les Roosbeefs

Me voilà de retour sur le continent Européen. Après un bref passage d'une heure sur le sol français, me voilà reparti pour London. L'arrivée chez les Roast-beef laisse à désirer car mes bagages sont restées sur le tarmac français... Je suis vite consolé cas Mr Air France va me les emmener demain chez Karine et j'ai le droit de faire du shopping pour 100€ aux frais d'air france pour les premières nécessités. Du coup je m'achète un costard (de première nécessité!) pour trouver plus vite du taff. Je passe donc le WE comme prévu avec la joyeuse troupe de toujours des Scouts d'Herblay pour visiter London, connaitre sa vie nocturne déjantée, faire le tour de la ville pour un Fish&Chips 'a 17h et même faire un peu de shopping sur Oxford street, oui monsieur ! Un bon WE comme on les aime. Pour le reste, c'est moins funky car vu le prix de la vie ici, mieux vaux que je trouve un taff expresso. Je fait donc le tour les shops londoniens avec mes CVs fraichement traduits en Anglais. A voir si le poisson mord. Je sors juste d'une sélection de 3h pour bosser à Burger King, ouf je suis passé ! RDV avec Mr Manager mardi, je sortirai le costard Air France !

Bogotá et puis s'en vaBogotá et puis s'en va

Moi et pablos sur Bolivar square






Dernière étape de ma remontée des Andes. La tentaculaire Bogotá est plus hospitalière que je pensais. J'arrive en plus au moment du (parrait-il) plus grand festival de théatre du monde. Des tas de spectacles sont organisés dans la rue par des troupes de tous les coins du monde. Il y a uen troupe de Bosnie qui joue ce soir à l'autre bout de la ville mais en arrivant, prix unique de $60000 (25€), la culture n'est pas accessibles aux backpackers à Bogotá. Je me rabas donc sur les spectacles de rue. Pas mal d'animation sur la place de Bolivar, place principale de la ville et show special à 17h, vamos.

Je m'assoie instinctivement à côté d'un gars avec un accordéon. Je joue quelques note et pendant ce temps là mon collegue se maquille, un clown. Il aime bien mes tunes et il m'engage, il veut qu'on monte un spectacle. Ok, on a combien de temps ? 2 minutes. On choisi "le phare" des Têtes raides comme chanson et on invente des paroles en pseudo russe. La chanson s'apellera "Kaï Shipago" et nous on sera deux marins Russes ivres avec une bouteille imaginaire à faire boire au public, impro pour le reste. C'est un carton, on se fait mitrailler de photos par les touristes venus pour le show de 17h. Mais je comprend peu à peu que la seule chose prévue par le programme ce sont les troupes de la place, donc nous. Oula, la pression monte, les troupe alentours se joignent à notre délire, le public s'amplifie et même la TV est sur place. Du coup pas le choix, on y va à fond. Un super moment et on conclue avec mon inevitable "Ginette" que quelques Français dans le public reprennent en coeur. Enorme. Comme quoi, faut pas grand chose pour faire vibrer la foule.

Du coup on remet ça le lendemain sur une autre place. Pour les prochains voyages, c'est sur, je monte un petit spectacle de ce type, du bon temps et même quelques pesos dans la poche.

Mais c'est déjà le moment du retour. 10 mois remplis à bloc, une grande page toute en couleur qui se tourne, j'espère que les suivantes le seront tout autant. Merci à tous les copains pour avoir suivi mes menues aventures Andines. J'ai hate de vous revoir pour partager ça et peut-être monter d'autres projets de ce type. A bientôt ! Unos besos.

Paza de Bolivar

Cali calienteCali caliente

Voilà six jours dans mon paradis de San Agustin et plus qu'une semaine en Amérique Latine, tout va vraiment trop vite. Je quitte ma cabane de hippie sur la montagne pour choper un bus pour Cali. Voyager de nuit, ça m'economisera du temps, et le temps c'est du fun, et le fun c'est bien. Ce qui est con c'est qu'en Colombie les bus sont hyper cher et son presque plus pourris qu'au péru, y a un truc qui m'échappe. J'arrive au petit matin dans la capitale mondiale de la salsa, la seule ville de colombie où il est plus conseillé de sortir de nuit que de jour, car y a plus de monde la nuit ! On va voir ce que ça donne.

Y a de la vie par ici. En rentrant du marché je tombe suis l'ouverture des éliminatoires mondiaux de Tango pour la Colombie, rien que ca. Quelques uns des meilleurs couples de la ville offrent quelques démos à la rue. Je suis pas forcément du genre émotif mais là c'est vraiment quelque chose d'énorme, c'est plus qu'une danse, c'est de la se(n/x)ualité en robe de soirée, c'est beau c'est tout. Ca y est, la ville me plait déjà.

Je croise deux Suisses que j'avais vu à San Agustin, me voilà accompagné pour ce soir. Ah oui c'est vrai les Suisses voyagent toujours en groupe, on sortira donc avec toute la troupe...
Toute une avenue de la ville est dédiée uniquement à la salsa, ça danse jusque dans la rue. On se fait harranger de tout part pour rentrer plutôt dans cette boîte plus que dans l'autre parceque celle-ci y va y avoir un super show sexy d'une bombe caleña ou que l'autre y a des démos de pros de la salsa, a ver.

La soirée a du mal a prendre de l'ampleur, mes collegues Suisse sont pas des plus délurés et parlent une langue inconnue. Je tente d'inviter une ou deux caleñas mais y a toujours un "novio" dans le coin qui complique l'opération. De toutes façon, une heure plus tard, une bagarre au fond et tout le monde s'éparpille (chemise ouverte, chaîne en or qui brille...), c'est pas gagné. Mes Suisses vont se couché, et oui il est presque minuit tout de même ! Bon ça sera pas la grosse jaille que j'imaginais, on m'a menti.

En rentrant à l'hotel, mon camarade de dortoire est aussi dépité, il s'en fait dragué par des gamines de 16 ans, soit trois fois son age, pour lui aussi la soirée se fini en queue de poisson.

Je me réveille avec un indien au dessus de moi (enfin du lit superposé evidement!). Lui aussi a passé une soirée à la con et veux prendre sa revanche ce soir, c'est d'accord. Un coin de la ville est surnommé la sillocone valley, plus pour la plastique des demoiselle que pour un quelconque côté culturel. Me voilà dans la boîte la plus branchée de Cali avec mon nouveau collegue indien et mon allemand. C'est officiel, les Colombienne sont définitivement les plus belles femmes du continent. Si les premiers hommes viennent d'Afrique, les premières femmes viennent de Colombie ! Evidement y a un hic dans l'histoire. Erreur culturelle de notre part, ici on ne sort pas pour rencontrer du monde mais pour danser avec sa copine. En gros tout le monde est accompagné et pas touche à ma copine. Là dedans ils savent ce que c'est que danser, c'est chaud bouillant. Nos voisins de table ont l'air de barrons de la drogue accompagnées de blondes siliconnées, on se croirai dans un bon gros film américain. Mon voisin barron de la drogue me demande du feu et m'offre une bouteille à $80000 pour remercier mon admirable geste. Très aimable.

Oups il fait déjà presque jour et on a prévu de se faire un parc national vers Armenia, vallée de Cocora, sur la route de Bogotá aujourdhui. Juste le temps de rentrer à l'hotel et de plier bagage. Aie c'est dur, on m'avais pas prévenu, le parc est magnifique de ce que je peux en voir quand j'ai les yeux ouverts. Ce soir je monte sur Bogotá.

Manif anti paramilitaires à CaliEn cas d'envie de gerber, demande un sac

Chez YakamonéyéChez Yakamonéyé

Et pof !, j'atterris devant le sourire d'un mioche
Dans sa main, un morceau de brioche
A côté de lui, un chien qui renifle ses poches

Ici tout est bien, oh même mieux qu'au cinoche
L'air qu'on respire est sain, personne ne roule en Porsche
On est chez quelqu'un que je sais apprécier,
Il est dans mes rêves depuis des dizaines d'années :

Chez Yakamonéyé, y'a pas de monnaie,
Y'a pas de barbelés, pour t'empêcher d'entrer
Y'a pas mal de mouflets, chez Yakamonéyé
Un peu de sinsé, beaucoup de liberté…

Bon, qu'est-c'qu'on va manger ?, bon, maman, qu'est c'qu'on a planté ?
Y'a pas d'quoi s'inquiéter, chez Yakamonéyé
Y'a pas de monnaie, chez Yakamonéyé
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets !

Je rêve, et ça vaut tous mes mois d'salaire
Ma couette est le repaire où j'mène une vie pépère
J'libère le monde amer, et même si j'y reste fier
J'aurai du mal à refaire tout c'qui va de travers

Alors j'traverse les océans, pour trouver ce monde d'enfants
Fonçant comme un dément vers ces gens plus cléments
J'y reste quelque temps, tant que je peux y rester




















De retour dans l'hémisphere Nord !De retour dans l'hémisphere Nord !

Aprés plus d'une semaine passée á Quito, entre soirées, petit dej l'apres-midi et au moins trois langues dans le salon, il était temps de repartir. Je repoussera 3 jours mon depart de Quito avec toujours un bonne raison en stock. Cette fois, c'est le moment, j'ai la creve et Tiff prend son vol pour Lima dans quelques heures. Mon voyage s'acheve dans 15 jours á Bogotá donc je ne dois plus chaumer. Je roule jusqu'á Tulcán á la frontiere Colombienne et le lendemain, Welcome to Colombia !

En on rechange de monnaie, le taux est á 1850 pesos pour un dollar US, dur de se faire comprendre qu'un taxi coute 4000 et le bus 30000 ! Bon pou rl'instnt, la Colombie n'a pas l'air plus impressionnante que ca. A part quelques impactes de balle sur les murs et les avis de recherches pour dénoncer les chefs des FARC á la frontiére avec 5 000 000 pesos á la clef... mouais ca fait mëme pas 2000 euros... De toutes facons, j'ai meme pas eu le temps de le dénoncer que Raul Reyes et 16 de ses copains se prennent en pleine face le plus gros coup de l'armée Colombienne. Merde je l'ai loupé de moins de 24h, juste á la frontiere que je viens de passer, ohh ca devait etre un beau spectacle.

Sur ce, aprés 9h de bus dans les magnifiques andes colombiennes j'arrive á Popayán, j'ai encore entre 5h (selon les organisateurs) et 9h (selon la police) de bus jusqu'á San Agustin. Un bus fait la liaison de nuit alors mëme avec une journée de bus dans les pates, la tete comme une pasteque et le nez qui coule, c'est parti.
Le bus est tout pourri, ca va etre dur. Mon siege s'incline pas et je suis a coté du gros Robert qui prend une place et demi. Cool, une nuit blanche plus tard le jour se léve et le bus se met á grincer. La boite de vitesse fait des siennes, en fait on a creuvé... Parfait, en plein milieu de la pampa Colombienne. On roule tant bien que mal jusqu'au village le plus proche et une heure plus tard on est reparti, il manquait qu'une demi heure !

Sur place, la paysage est au rendez-vous. San Agustin est un petit village de reve au milieu d'un des plus gros sites archéologiques du continent avec des centaines des statuettes styles iles de paques diséminé dans la vallée. Ajoutez á ca des cascades et de gens géniaux et voilá oú je suis !

Dernier paysage d'equateurPaye ta toucheLa ColombieEntre Popayan et San Agustin

Folle QuitoFolle Quito

A Quito je retrouve Tiff et son poto Raf qui viennent de se faire un petit tour d'équateur de la Selva à la côte. Voilà plus d'un mois que j'avais pas revu la petite tiff alors rien de tel qu'une petite tof de retrouvaille pour se compter nos aventures mutuelles. On a trouvé refuge dans un hôtel remplit de fous talentueux. Les uns sont artisans, musiciens, les autres dessinateurs, jongleurs et le soir venu, tout le monde jaille ensemble dans la meilleure ambiance. Ca fait du bien de revoir du monde après mon épopée solitaire en vélo contre vents et marées.
tiffoimCa se moderniseUn beau dessin du mur de ma chambrePaye tes starsUn beau tableau de Guayasamin

Cyclo-galeres autour du ChimborazoCyclo-galeres autour du Chimborazo

Woof, me voilà de retour de 5 jours de vélo à la one again autour du Chimborazo, le toit de l'équateur. Je sais pas bien á quoi m'attendre, ca vaux mieux comme ça ! La veille du départ j'avais fait le trajet Riobamba-Baños en bus et j'ai un vague souvenir que y a un col à passer. Ca avait pas l'air bien sorcier... première erreur.

Premier jour :
Je suis donc à Baños, à 1800m d'altitude (une broutille pour les andes), en gros je suis dans un trou et je dois en sortir. De plus la route directe entre Baños et Riobamba est fermée pour cause de volcanisme, du coup je dois faire le tour par Ambato. Je me lève quand même peinard à 9h en pensant que j'en aurai que pour 3h de montée jusqu'au col. Effectivement ca monte 3h jusqu'à la ville d'en haut. La montée donne une belle vue sur le volcan Tungurahua qui est en eruption depuis deux semaines.
Je casse la croute mais la surprise qui suis, c'est que je ne suis pas du tout au col, loin de là ! Ça monte et ça monte sans arrêt... quand je demande la route pour Riobamba aux habitants, ils font des gros yeux en me demandant si je veux y arriver ce soir... Ça annonce rien de bon... J'en peu plus, il est 18h30 et je n'ai fait que monter; la nuit rombe je vais devoir camper. Le souci c'est que je suis sur une voie express et que le terrain ne se prète pas forcément au camping. Heureusement, derrière un talu, je trouve un petit terrain plat pour poser la tente. La vue est tout de même jolie et avec des boules quies, j'arrive à couvrir partiellement le bruit des camions. Avant de m'endormir je fini l'Alchimiste que j'ai commencé il y a deux mois. Le ¨muchacho¨ a réalisé sa ¨Leyenda Personal¨; vu comme c'est parti, je vais réaliser la mienne.

Départ de Baños Petite vue du pont Le volcan de Baños en eruption Toujours en eruption Petite halte sur la longue premiere étape C'ets qd qu'on arrive ¿ Mon petit campement Derriere les plumeaux, l'autoroute !

Deuxième jour :
Réveil 6h, c'est pas tout ça mais j'ai déjà du retard sur mon petit tour, En sortant de la tente, je m'apperçois qu'elle est recouverte de cendre. C'est le volcan qui nous envoie tout ca, l'enfoiré. Je crois que je suis pile dans la trajectoire de la fumée : ma peau se recouvre peu à peu de ces cendres et je dois rouler avec les lunettes pour pas m'en prendre dans les yeux. Encore 1h30 de montée jusqu'au col. Victoire ! Euh tiens c'est quoi au loin ? Les voitures sont arrêtées... un accident. Non c'est un blocage de manifestants. Je demande ce qu'ils veulent. Personne sais et tout le monde s'en fout pas mal. De toutes façons y a toujours un truc ça revendiquer dans ces pays. Bon c'est pas tout ça mais j'ai déjà assez de retard les enfants alors je prend mon vélo et je le passe par dessus la barricade de pierre comme si de rien n'était. Je m'attend à me faire lyncher mais j'ai le droit à des ¨Hello mister, where are u from ?¨. Bon déjà c'est pas un blocage contre l'impérialisme américain ! Je sympatise donc et bye bye les copains: voilà l'avantage d'être a vélo. Du coup j'ai tout la voie pour moi vu que personne d'autre ne passe, sauf ceux qui font demi-tour.
J'arrive à Riobamba pour le petit dej' à 9h30. Je me dit aussi que j'ai vraiment trop galéré hier avec le matos de camping. Je laisse donc au deposito d'un hotel, tente et duvet, soit 5kg de moins dans les montée andines.



10h, c'est reparti, un mec m'as dit que pour rejoindre Guaranda y a un col à plus de 4000m à passer. Oups, Riobamba est n'est qu'à 2700... En sortant de la ville je rempli ma bouteille dans une station service. La vendeuse me demande où je vais. En apprennant la destination elle m'offre une bouteille de limonade. Le genre de geste qui fait bien plaisir ! C'est fou comme les gens sont plus sympa quand on voyage à vélo. Le vélo ca a aussi comme avantage de dire bonjour environ 100 fois par jour, de profiter un max de tous les paysages, des odeurs, des dénivelés andins et même de se rendre compte que les moutons ont de la laine sur les couilles ! Bref, c'est canon le vélo.

Je me requique dans un boui boui pour continuer ma route vers le fameux col. Beaucoup plus loin, un panneau indique que je suis à 3960m ! Ca y est plus que 40m !!! euh... mais c'est pô vrai, on m'aurai menti ?, j'ai du encore monter 500m de dénivelé pour arriver au col ! Du coup j'imaginais à chaque virage que, ça y est, c'était là... mais non. Pou arranger le tout il commence à pleuvoir... puis à grêler, ajoutez à cela un bon vent et 4500m d'altitude et vous obtenez un p****n de froid de c**nard ! Un fois au col, une peinture du Che me rapelle ¨Hasta la victoria, siempre¨ ! Tu m'etonnes Che ! Ca y est, c'est la victoire ou pas ? "Non mon fils, tu vas encore en chier pas mal jusquà la vistoire!" me réponds-t-il d'une voix grave. Il avait raison le Che.

J'entamme la descente à fond les ballons. Un panneau me dit ¨Bienvenido a Guanranda¨, mais ça n'est que le panneau d'entrée dans la région de Guaranda et pas dans la ville ! Juste après, un autre panneau me dis que la descente est très dangereuse et que je dois lever le pied et penser à ma famille qui m'attends. Pour rendre la descente encore plus dangereuse un grosse pluie gelée s'abat de plus belle sur ma tête. Là c'est la vraie dèche, je descends à fond la caisse sur la route pleine de nids de poule énormes avec ma cape de pluie qui ne couvre que la moitié de mon corp, je suis complétement trempé et je sent plus mes pieds. rop préocupé par arriver dès que possible à la ville, je n'ai pas le temps de me demander ce que je fous à 4500m les yeux plein de pluie à slalomer entre les camions. Sur la route il y a queaues hotel mais ils sont fermés évidement. Plus loin je m'arrete à un hôtel éclairé mais c'est une pharmacie ! J'ai mal lu. Ça y est, il fait nuit et je suis congelé. "Plus que 5km " disent les uns, "Plus que 15" disent les autres... Heureusement, je descend tellement que la température augmente et le sang recircule dans mes pieds bleus. Un nid de poule ! Paf, mon sac s'ecrase sur le bitume, j'aurai du mieux arimer mon bardat.
Ça y est ! La ville, j'y suis ! Bientôt 13h que je roule. Je rentre dans le premier hôtel, c'est pas cher, y a de la moquette et, surtout, de l'eau chaude.

Dans la chambre je fait l'inventaire des dégats, tous est trempé sauf un T-shirt et une paire de chaussette. Aïe, même mon passeport a pris l'eau : la moitié des tampons sont illisibles, ouf celui d'entrée en équateur est intact ! Je saute sous la douche chaude et je m'endors devant une tele-novela. Pas le temps de savoir si Paulina va payer la rançon pour liberer sa femme de chambre des mains d'un infâme brigant...

Ma fiere monture Des manifestants coupent la route No pierdas tu identidad ! Voyez la fumée du volcan Bah mon cochon ! Equateur, entre modernité et tradition Entre Riobamba et Guaranda Mon copain l'ane Ma copine la biquette Une dame lambda dans un village gama Ben c'est beau c'est tout Et je trace ma route... Petite pause casse croute 3960m, et ca monte encore !!! Vue sur la vallée Crie pas trop vite victoire !





Troisième jour :
Ouf, j'ai pas la crève, la douche chaude d'hier m'aura sauvé. Par contre rien n'a seché dans la nuit et je remet mes affaires trempées, ça réveille. Aujourd'hui, je vais à Salinas, un petit village de montagne à 3550m. Pour il aller, les gens m'indiquent la route d'hier. Ah non je me retappe pas le col hein. Heureusement, 10km plus haut, ca bifurque sur une route de terre. J'ai enfin ce que je voulais de ma ballade : des beaux paysages, de la boue, des lamas, des montées ET des descentes, l'altiplano quoi. Au bout de 5h je suis déjà arrivé, trop facile. Dans le seul hôtel du village, le staff est autour du feu à parier des centimes au dé. J'interromp la partie quelaues instant pour m'installer dans un chambre puis je descend parier avec eux. Les pauvres, je leur met une br***ée et je gagne presque un dollar. Sans rancune, on va se faire une pizza au seul resto du bled.

Guaranda, la terre promise En route pour Salinas C'est beau les andes Cherchez pas, il est la le paradis ! ... et l'enfer du vélo Welcome to Salinas Y a que des poules a Salinas !

Quatrième jour :
Là c'est une autre paire de manche. Il parrait que il y a 80 bornes jusqu'a Ambato. Je pars donc à 7h, après une bonne nuit de sommeil. Ca monte mais je le savais. Evidement ça monte plus que prévu et les 4000m d'altitudes et la fatigue accumulée n'arrange rien à mon avancée. Mais les paysages sont magnifiques, intactes. Sur la dernière montée, j'en peux plus, je pousse à côté de mon vélo. Un pick- up arive doucement. Aller je tente, je m'accroche à une chaîne qui pend derrière et je me laisse trainer. C'est pas facile, la chaîne me scie les main et je dois gerer la direction avec une main en évitant les nids de poule que je vois pas venir. Les autochtones dans la benne me regardent avec des gros yeux et secouant leur voisins endormi pour lui dire "Eh mec, on a un gringo attaché derrière!" Je tiens qd même un ou deux kms, jusqu'à col presque. Une demi heure plus tard, je me retrouve au col d'y à deux jours, celui du Che à 4500m, ca veux dire que j'ai du passer à 4700 avec ma bécanne. J'ai presque monté l'équivalent du mont Blanc à vélo !
A partir de là c'est la descente infernale jusqu'à Ambato. Evidement, il pleut pour que ça soit pas trop simple mais 6h plus tard, je suis à Ambato situé à 2800m soit 2000m de descente.

Mais c'est beau quand meme Ca envoie toujours du gros C'est la mer au loin les mecs ! Au col de Salinas Ben c'est un paysage quoi... Ca aussi Un dame Upsilone dans un village Alpha Un lama me bloque la route Merci mon pote Un Beta dans un trou Ca claque en fait Le canyon du cauchemar Ca se leve, je vais prendre cher Hasta la victoria siempre Le chimborazo, sous les nuages Coucou l'ane Coucou le lama et ses copains cUmidaS dispo ici Ambato, enfin ! Cinquième jour : Je doit relier Baños, ma ville de départ pour clore la boucle. Encore 1000m de dénivelé à descendre. Ca roule tout seul. Sauf à un moment où la route est coupée pour cause de travaux, il faut faire le tour en montant la montagne. Alors ça me va pas du tout, j'ai prévu de descendre aujourd'hui. Comme avec les manifestants de l'autre jour, je passe mon vélo par dessus les tats des sable et je trace à travers les Caterpilars et disant Bonjours aux ouvriers. Avec un peu de courtoisie tous passe et je me retrouve de l'autre côté en moins de deux. J'arrive à Baños vers midi. Ça y est j'ai bouclé la boucle ! Mais j'ai loué le vélo jusqu'au soir et il me reste un peu d'énergie, je vais donc descendre jusqu'au Puyo, 60km plus loin, il parrait que ça vaux le coup, et sur la route y a de belles cascades. En effet, le paysage est magnifique et se transforme peu à peu en jungle. C'est fou, il y a 30h, j'étais sur les hauts plateaux andins gelés et maitenant je me croirais au Nicaragua ! A 17h, je jette le vélo sur le toit d'un bus et je remonte à Baños pour rentre le vélo avant que ça ferme. La vendeuse est pas mal étonné du tour que j'ai fait, d'habitude les gens font des baladounettes d'un jour avec. Le vélo est tout dégueulasse, plein de boue, les feins sont morts et les vitesses grincent, merci pour tout ! Moi aussi je suis dégueulasse d'ailleurs alors je vais faire un tour aux bains themaux de la ville pour me relaxer un peu. Un bonne aventure comme on les aime, quand est-ce qu-on repart ?
Pub pour sorciersOn vend du charbon pour petits et grands !Enfin je suis retour !La coulée de lave qui a recouvent la route en 1999 est toujours là !La vallée sous BañosCatarata del diabloDans un petit ville entre Baños et el PuyoSur un pont suspendu en tôleDrôle de maisonBelle chute d'eau en bord de route

Du parc, du vent et du véloDu parc, du vent et du vélo

L'équateur est un pays plus riche que le pérou, c'est clair. Ce qui coûte 2 là-bas, coûte 3 ici. En plus. les bus s'arrète à des arrêt et pas n'importe où, la viande est vendu réfrigérée dans les marchés et il y a même des femmes au volant : c'est sur, il ont un train d'avance !
A Cuenca, après avoir écumé tous les musées, les cathédrales, les rues coloniales et les bars de la calle larga, il ne me reste qu'une chose à faire, visiter le parc natinal de Cajas. C'est un beau parc avec plein de lagunas et de jooolis paysages, on peu même un camper. Par contre c'est $10 l'entrée et ça, c'est pas jojo. Heureusement, un equatorien de l'hotel m'explique qu'on peut rentrer à la one again. Ah , alors ça c'est le genre de plan qui me plait ! Je fait mon petit baluchon et en route. L'idée c'est de demander au bus de me déposer un peu plus loin que l'entrée du parc pour rentrer sans me faire reperer mais (c'est plus le pérou ici), le chauffeur ne s'arrete pas n'importe où. Je descend donc avec les trois autres touristes et je me barre direct en continuant le long de la route.

J'ai en ma possession un carte aproximative du parc au 1/100000000000000ème et mon sens de l'orientation avec moi. Je préfère compter sur le deuxième ! Ce parc est une calamité pour se retrouver, tout se ressemble pas mal, un lourd brouillard est présent 300 jours par an et les sentiers sont presque inexistants. Je suis pas bien rassuré, pas un chat, un froid de canard, je me sens au temps des dinausores, seul rescapé d'une vague de froid polaire. En plus de ça, je me sens à moitié figitif car j'ai par envie de tomber sur un garde du parc. Mais bon le paysage est au rendez-vous, c'est déjà ça ! Ca fait du bien de sortir un peu de la ville. Je ne resterai pas camper, il fait trop froid ici. En plus demain, part de Alausi le fameux train de la "nariz del diablo". Je pars donc le soir même, juste le temps de dire au revois à mes collegue de l'hotel (dont le grande Theresa qui en est environ à son troisième tour de monde et 75 bougies !)

Je prend le bus pour Quito et je dois descendre à Alausi vers 1h30 du matin. Mais la petite ballade du parc m'a bien creuvé et je me réveille de justesse deux heures trop tard à Riobamba... Merde, c'est rapé pour le train. Enfin il pars aussi de Riobamba mais à 7h du matin. Vu qu'il est déjà 4h du mat je prefere dormir tranquille.

Me voilà donc à Riobamba sans rien à faire du coup, ça commence à bien faire d'errer de ville en ville. Je vais voir une agence poru monter le volcan du coin, le chimborazo. Mais on me dit que c'est pas pour les petites frappes de mon genre, c'est du grand niveau, ça monte à 6300, le plus haut volcan d'équateur (et même du monde si on se réfère au centre de la terre !). Il faut mieux s'aclimater et avoir fait des volcans plus simple avant... Bon faut que je trouve autre chose... Du coup, à défaut de le monter, me viens l'idée d'en faire le tour ! Ca peut se faire en bus mais y en a marre du bus, du coup pourquoi pas en vélo ? J'avais initialement prévu de remonter de Trujillo à Quito alors je peux bien faire cette petit boucle !

Je fait le tour des lacations de vélo de Riobamba mais c'est assez cher. Le lonely me dit qu'à Baños c'est moins cher : en route pour Baños alors ! Je trouve à bas mon bonheur, par contre ils n'ont pas de porte-bagage dans cette ville, seulement des porte-bébés... bon ça fera l'affaire ! J'amarre mon barda au siège, achète quelques vivres et me voilà fin prêt pour 5 jours de ballade dans un des plus beaux coins d'équateur.

J'ai pris soin à Cuenca de m'acheter un apareil photo vu que le mien m'a laché il y a 2 mois et que Maud est partie avec le sien, je me retrouvais sans ce merveilleux outil. "Tant mieux, une chose de moins" dirait Gump, mais je suis trop accro. Donc le blog va reprendre des couleurs pour le prochain billet, au retour de ma ballade. Ca va être bon !

A bientot PérouA bientot Pérou

De retour á Chachapoyas, on arrive pile poil pour l'apogé du Caraval. La coutume du coin c'est de couper un enorme arbre dans la foret et de le ramener sur la plaza de armas pour le "planter" au milieu. Durant la journée des gentils habitants vont accorcher dessus plein de cadeaux genre T-shirt, ballons, radios,... Et peu plus tard, quand l'arbre est bien rempli, tout le village se met á danser en tarandole autour avec une grosse hache qui circule de main en main et chacun vient donner quelques coups dans le tronc. Ca dure bien 2h tout ce cirque parce que la majorité des "bucherons" est dans un état d'ivresse avancée... D'ailleurs un ivrogne et une hache font rarement bon ménage mais bon c'est ca la magie du carnaval. Entre temps, bien sur, des bombes á eau pleuvent de tous les toits, et quand on est le seul gringo du coin, on est la cible de choix !

Au boit d'un moment, l'arbre fini par ceder sous un ultime coup de hache. Bien sür, y a une foule pas possible sur la place et un arbre est en train de s'ecrouler sur eux. Encore la magie du carnaval oui ! Par un miracle sans précedent, pas de blessé á deplorer, par contre ca chauffe ! C'est la ruée vers l'or, tout le village se monte dessus pour choper les cadeau de l'arbre. Entre temps, pour rajouter un peu d'ambiance, des gamins ballancent des seaux d'eau colorés sur le tas de villageois ivre. On se croirait dans une de ces embrouilles de "poisson pas frais" chez Asterix!

Dommage, on verra pas plus du carnaval car on prend un bus directos pour Chiclayo, vers la cöte. Au bout d'une heure le bus ce met a fumer. Non mais c'est pas bientot fini oui ? Y a des bus qui tiennent la route dans votre pays ?? Cette fois c'est un pneu qui se met a bruler... Evidement ca pue un max... Je me dis que ca va prendre un bou de temps pour changer la roue mais non : le chauffeur sort sa clef anglaise et donne quelques gros coups sur la jante et roule jeunesse ! Des stars de la mécanique ces péruviens. Evidement ca me rassure pas plus que ca de rouler avec un pneu á moitié cramé. Je dors que d'un oeil.

Ouf, 11h plus tard, on arrive a Chiclayo au tout petit matin. C'est ici que mon chemin se sépare de celui de Maud, aprés plus d'un mois de vadrouille commune. Elle descend sur Lima chercher une copine alors que je monte á Piura vers l'équateur. Trois heure de plus de bus, je suis décalqué. La nuit a Kuelap, était déjá une horreur dans le lit de paille infesté de puce et autre insectes non identifiés, cette fois c'est la nuit dans un bus á 3 roues et demi... et en arrivant a Piura, on me dit qu y a qu'un bus de nuit pour l'equateur et qu'il part dans 10h... Du coup je me met á errer dans les rue de Puira oú il n'y a rien á faire. Le temps passe trés lentement, il fait une chaleur á creuver et je suis a moitié malade, tout va pour le mieux.

Dix heures plus tard, je suis en route pour l'equateur. Vers 1h du mat, on arrive á la frontiere. A la douane equatorienne, le douanier n'est pas commode. Au lieu de me rendre mon passeport en disant "Bienvenido en Ecuador" j'ai le droit á "Voy a tener problemas contigo". Super. Il m'explique que son ordinateur lui dit que je suis en equateur depuis 1 mois. Aïe. Le truc c'est que je suis renré y a un mois en equateur par une frontiére "informatisée" et que je suis sorti par une petite frontiére sans systéme informatique et que je re-rentre par une troisiéme frontiére informatisée. Donc va faire comprendre á un ordinateur equatorien que je veux rentrer dans son pays alors que j'en suis pas sorti ! Euh, c'est á dire que j'ai pas trop envie de passer la nuit dans ce poste frontiére infesté de moustiques avec mon nouveau copain douanier. Heureusement aprés bien une demi heure de bidouille informatique, j'ai le droit á mon tampon ! Alelouya !

Je resterais deux jours á Loja, oú j'en profite pour faire un peu de lessive et recoudre mon sac qui craque de tous cötés. Par grand chose a faire d'autre ici. Je monte ensuite sur Cuenca, oú je prend soin de choisi un gros hotel de backpacker afin de trouver des compagnons de route. J'arrive justement pour l'anniversaire d'un Francaise. Du ricain á la pelle, je me remet á l'anglais. Bonne soirée mais personne pour voyager avec moi. Demain je me casse vers un autre ville. J'hesite entre riobamba (qu'un volcan est en train de recouvrir de cendre) et Baños (que le méme volcan va peut etre recouvrir de lave), je vais essayer de me renseigner un peu plus !!!

On joue les tomb raiders á KuelapOn joue les tomb raiders á Kuelap

De retour sur le "continent", aucun projet précis á ce moment lá. Sur le bateau et á Iquitos, des gens nous ont parlé d'une enorme citadelle pré-inca dans la sierra du nord pérou que pas un touriste ne va voir. Et bien en voilá une belle destination. Bon évidement, si pas un touriste passe par lá c'est qu'il y a une raison, la route pour y aller est une catastrophe... Il faut aller á Chachapoyas, c'est la capitale de la région Amazonas et on y accede via une route de terre, oui monsieur, ca donne une idée du développement de la région. Bref, aprés 10h de bus tappe cul dans les virages andins, on descend au bled tout pourri de Pedro Riuz pour choper un autre combi qui mettra deux heures de plus pour non emmener sur une route encore plus défoncée á Chachapoyas. Victoire!

Fidéles á notre politique de dépense minimale, on prend l'hotel le moins cher de la ville, qui rime aussi avec le plus pourri mais c'est ca qui est bon. D'ailleurs un truc pour savoir si on est bien dans l'hotel le plus pourri de la ville, faut d'abord regarder si on est bien les seuls gringos de l'etablissement et ecouter le comportement des gens. Si les gens écoutent la télé á fond dans le couloir en parlant foot et crachent comme des porcs dans l'evier et sous la douche c'est que on est bien dans l'hotel le plus pourri !
Bon demain, on part pour les ruines, le mieux c'est de partir deux jours et dormir sur place pour profiter un max et rentabiliser le voyage galére jusqu'ici.

Aprés une heure de combi sous une pluie battante jusqu'au village de Tingo, y a entre 3h (selon le routard) et 5h (selon le lonely) pour monter aux ruines. Ca sera 3h30 en fait, pour une fois que c'est le routard qui a raison ! Ca monte sec, heureusement la pluie s'est arreté mais la boue qui a remplacé le chemin est un vrai calvaire. Au final on appercoit qd meme les murailles du site. Rapidement les villageois nous disent que l'hotel est fermé pour cause de (trop) basse saison. Heureusement, en chemin, on rencontre José, le (seul) guide du site qui nous propose le gite et le couvert dans son humble demeure. Ca c'est gentil, ca nous evitera de creuver de froid dans la boue !
Il nous reste une ou deux heures de soleil pour visiter les ruines. On arrive a avoir le tarif étudiant malgré que la mienne soit périmée et que Maud ne le soit plus depuis 3 ans. En plus on a meme le droit de revenir demain matin ! Le beurre, l'argent du beurre, il manque juste le c** de la cremiere mais ca sera mal venu de demander ca en plus.

Alors le site ca envoie du trés gros. Il a été découvent en 1840 et il est presque resté en état. C'est une énorme forteresse de 7 hectares avecdes murailles antisismiques de pres de 20m de hauteur. Et á l'intérieur le site est magnifique et completement recouvert de végétation. On se croirait les premiers aventuriers á penetrer ici. C'est fou, les murailles servaient aussi de sépulture et y a encore des squelettes dans les cavités ! C'est de la folie, ca vaux presque le machu picchu eu y a pas plus de 10 touristes par jour (contre 5000 au machu !). Mais bon ca peux vite changer. Des salauds de propoteurs sont sur un coup pour horizon 2015 d'installer un téléphérique, un village type Aguas callientes avec discotheques et tout le tralala pour les touristes "classe A". Heureusement les habitants du coins sont pas d'accord. Mais dans le doute, avis aux amoureux des choses simples, dépechez vous de passer par Kuelap si vous en avez l'occasion avant que ca devienne disneyland.

Les rêves ont la peau dureLes rêves ont la peau dure

Enfin sur le sol d'Iquitos. On est dans la plus grande ville non accessible par voie terrestre du monde. Waou, on s'en rend pas trop compte et c'est pas le plus exitant en fait. Non on est aussi en plein jungle amazonienne, et d'ailleurs c'est l'amazone qui coule á une cuadra de la plaza de armas. Ca ca envoie un peu plus. Y a un truc sympa dans cette ville c'est le marché de Belem et ses bas quartiers qui sont tellement bas qu'ils a les pieds dans l'eau. Tout est sur piloti, si bien que pendant la saison des pluie et de forte crue de l'amazone, les gens bandonnent le rez de chaussez et sortent la barque en guise de moyen de transport. Les iquiteños sont alors très fiers de nous présenter leur "Venise" du coin. Ca a effectivement de la gueule.

En remontant quelques marches ont arrive dans un marché haut en couleurs. On y vend tous les fruits les plus exotiques, toutes les viandes les plus avariées de tous les animaux braconnés dans les environs, le tout en pataugeant dans une boue douteuse... le pied quand on est en sandalle. Le clou du spectacle reste une petite ruelle, soit disant d'artisanat. Entre les peaux de serpent et de puma, les cranes de crocodiles et les sachets de san pedro ou ayawasca en poudre, on y vend toutes sortes de Remedes (avec un grand R) á base des plantes du coin. On guerit tout ici, pas de souci, un flacon pour chaque maladie et meme le reste! La grande majorité sert qd meme pour la vie sexuelle. Dans le tas, l'inevitable viagra (sous forme de racine), le RC : Rompe calzon (Craque caleçon) et meme le SVSS : Siete veces sin sacar (Sept fois sans s'arreter !), oui messieurs, tout est possible dans la jungle! N'ayant pas de projet de ce genre pour le moment, je repartirai avec une bouteille de "7 raices", ca soigne tout meme quand on a rien, parfait !

Dans une rue de Belem, errant au bord de l'eauVenice d'Iquitos, a la rootsEnfants sur un balcon peu aux normesDur de retenir la maison ! Mais c'est qu'ils sont mignons !Affaire á saisir !

Un peu plus tard, dans l'hotel, on croise Phillipe, un routard comme on en fait plus, électricien intérimaire, il parcours le monde depuis plus de 20 ans. Il est venu s'echouer á Iquitos pour une session ayawasca. C'est vraiment une industrie ici. Y doit pas y avoir moins de 50 "shamans" ou assimilés sur le secteur. Pas jojo. Philippe en est à sa quatrieme prise et toujours rien qui se passe... trop d'énergie dans son grand corp qu'il dit le shaman. Il suis une session d'environ un mois dans la jungle dans un lieu un peu mystique avec des gens tout aussi fous, il me propose d'aller faire un tour, j'accepte, evidement, mais juste pour regarder, finies les conneries.

Evidement, c'est le parcours du combattant pour relier la deumeure du shaman. Il faut choper un peque peque (les barques á moteur qui font peque peque peque peque...) pour rejoindre un embarcadère á 20 minutes en aval de l'amazone puis marcher deux heures sous un soleil de plomb á travers les champs de manioc. Lá bas y a trois cahutes et pi c'est tout. Le shaman est vraiment un type super sympa, par contre, le reste... Sur place y a un suedois conpletement perché qui fait une "etude" depuis 4 mois sur l'ayawasca, il dit ca juste pour camoufler son addiction. Y a aussi un autrichien qui est lá depuis 10 ans. Alors lui, il dépasse l'entendement, il est à mis chemin entre l'homme et l'animal, sans commentaire. Aussi sur place pour une semaine, une américaine en plein yoga qui se prépare pour la céremonie de ce soir. En plus y a le chien du suedois qui s'est fait mordre par un serpent bien méchant. Du coup il est tetraplegique depuis une semaine et ne bouge que la tete. Il pleure jour et nuit et commence à avoir des plaies cutanés qui supurent au soleil. Son imbécile de maitre n'a pas eut la présence d'esprit de l'emmener chez le véto juste apres la morsure, du coup, le venin luis a deja rongé tout le systeme nerveux et maintenant, on ne peut pas faire mieux que de lui mettre une balle dans la tete...

Bref c'est la super ambiance ici. En plus, sur le chemin, je me suis tapé un début d'insolation, ce qui me met un mal de tete bien puissant pour les prochaines 24h. On assiste au debut de la ceremonie mais ca devient vite tres ennuyant alors on part se coucher. Le lendemain, petite ballade dans les environs pour fuir un peu les mauvaises ondes qui reignes ici et on se casse vite fait.

Déjá 6 jours qu'on est a iquitos, il est temps de reprendre le bateau dans l'autre sens pour Yurimaguas. Cette fois il faut remonter le rio alors ca prend plus de temps. On mettra 60h. Cette fois y a encore plus de monde qu'à l'aller. Les vendeurs qui montent à chaque village où le bateau s'arretent vendent toutes sortes de choses. J'aurai l'occasion d'acheter un bom steak d'aligator pour 2 soles, un autre de singe et même une bonen brochette de vers grillés. L'aligator c'est très bon, ça a un goût de poisson dans uen chère de poulet filandreux. Le singe c'est fort, un peu comme du gibier. Et les vers grillés, ben c'est dègueulasse, c'est super fort en goût et quand on croque dedans sort un liquide vraiment horrible... Mais il parrait que c'est meilleur de les manger vivants. Ca sera pour plus tard !

Bus du coinChiottes du bateau hummGrande concentration pour le Black JackBack to promiscuityOú est Charly ?Cocodrilo, mono, gusano !Curieux sur curieuse photoOuuu c'elle est mignonne !Coco !On est bien dans la selva ouiNos appartements flambants neufsBarcounette typiqueViva Francia !Village typiqueEt encore un coucher de soleil...Pas belle la vie ?Déchargement de bananesDeux fleuves de couleur différentes se rencontrentBrochette de vers, brrr  !Lagunas, havre de paixBpn oh ca va les couchers de soleil !Qui c'est le plus barbu ?En toute intimité !

Arrivé á Yurimaguas, on apprend que la seule route qui relie la ville au reste du continent s'est effondré il y a 5 jours. Des avions militaires font apparement la navette gratuite. On file á l'aeroport mais le seul avion de la journée vient de partir, ... evidement... Aparement, on peut qd meme tenter sa chance par la route. Oui le probleme c'est que ca va jamais très bien dans ce pays qd on est sur les route et que même sans chercher l'aventure, elle viens d'elle-même á nous ! On trouve un pick up deja surchargé qui propose de nous emmener pour trois fois rien, on accepte evidement !

Sur la route on se fait bloquer á deux reprises, ce qui me laisse le temps de sortir mon accordeon pour faire connaitre la rue ketanou et les tetes raides au convoi qui attend. C'est le gros succès et on a un gros public qui tape dans les mains. Au deuxieme stop, on m'interpelle vivement pour remettre ca..! Une cinquantaine de personnes s'amasse autour de moi !j'ai pas trop le choix en fait alors autant y aller. Maud invite des gens à danser et ca fait passer plus vite les 2h de bloquage. J'arrive meme a faire chanter Bella ciao á des militaires, y a plus de morale dans ce bas monde ! Au final ou aura mis 8h à relier les deux villes sur un trajet qui devait en durer 2 ou 3. Qu'importe, on s'en bien marré et plus on est fou plus y a de vie !

Enfin sur la terre ferme !Notre nouveau moyen de transportFoule en délireC'est repartiDans la benne, ca baigneUn enfant, un combattant...L'arche de noéEt son déluge !Emporté par la fouleDibujando al piso con el wawito

Near, far, wherever you are !Near, far, wherever you are !

Au retour de chez le shaman, on se fait inviter chez son collegue. On avais prévu de dormir en hamac mais il nous préte carrement son lit, c'est pas plus mal. Au matin, évidement ses sept enfants ont la patate dés 7 heures et les quelques planches de bois qui font office de mur me font oublier trés vite mon envie de grasse mat'. La téte en sky, les cheveux qui poussent á l'interieur, je me traine tant bien que mal jusqu'á la cuisine pour me faire un café bien puissant. Je manque d'ecraser un poussin qui me passe entre les pates. La journée va etre longue. Ce soir on prend le bateau pour Iquitos. Il passe entre 22h et 5h nous informe avec un grand sourire la bonne femme du port. C'est plus une fourchette, c'est un rateau. Bof ok on attendra le bateau au port, y a un petit porche oú ont peu instalelr le hamac.

En ville on croise Democrito, notre guide de la jungle. Il est oisif, il nous propose d'aller voir son pote apiculteur. On accepte, évidement. Lá bas, les abeilles s'emmerdent pas á faire des alveoles bien hexagonales, elles ballancent ca dans la ruche, avec le pollen et un peu de cire de temps en temps. Si ben que pour extraier le miel, suffit d'ouvrir la ruche par le dessus et la secouer á l'envers. Pas contentes les abeilles qu'on secoue leur petit nid d'amour, heureusement, elles ne piquent pas celles-lá. Le miel est exquis et á évidement une quantité de vertus médicinales ! Notre nouveau pote apiculteur est trés prolix, ce qui fait qu'on reste bien 2h a discuter tout en mangeant des fruits du coin et du lait de coco. De toute facon on a le temps car on viens d'apprendre que le bateau passera de 3 á 4h du matin. Le rateau redevient fourchette mais l'horaire pour arrange pas plus que ca.

Un peu avant minuit on quitte nos potes pour se rendre au port. L'electricité est coupé de minuit á 5h, on profite que la route soit encore éclairée. On achete nos billets. Y a le choix entre trois classes. Evidement, avides de plans galére, on prend la troisieme. On s'installe ensuite dans un petit coin du port avec les hamacs. Et lá c'est le drame. La lumiére s'eteint et on arrive pas á dormir, ca gratte de partout, ca pue la mort, des rats sortent de partout, y a meme un couple de cochons énormes qui se met á deambuler. Dégueulasse, ca craint un max, on se fait bouffer par les puces et le moustiques et on peut pas descendre du hamac sinon on de fait bouffer par les rats ! Les minutes passent comem des heures et Eduardo, le bateau, ne pointe son nez que vers 4h30. Entre temps, Maud est devenue extrémement vulgaire au sujet de notre bel environnement. A l'arrivée du bateau, on retrouve nos potes Allemands de la réserve qui ont passé la nuit dans un petit hotel cosi, les salauds !

Le bateau est plein comem un oeuf, enfin la troisieme classe, c'est la zone, des hamacs qui pendent de partout. On est prensque obligé de se mettre á 4 pattes pour avancer. On trouve de justesse un minuscule endroit pour accrocher les notres. Un gars dort en dessous de moi et un autre sur un banc me caresse du coude en dormant... non je suis pas ta femme enfoiré et j'ai sommeil aussi alors caresse quelqu'un d'autre STP ! C'est la galére, le mec du dessus me donne des coups de poing en se retournant en dormant et á 7h, tout le monde se léve pour faire la queu pour le petit dej. Voilá, pour eu le temps de fermer l'oeil et, bien sur, j'ai foutu mon hamac en plein milieu de l'endroit pour faire la queue. Peut eter pour ca que c'etait libre la place...

Au petit dej on a le droit á un bon sandwich de viande agglomérée et une bouillie sucrée, ah ca fait plaisir ! Ca fait 6h que je suis lá dedans et j'en ai un peu marre en fait pour etre poli, encore 48h á tenir, ca va le faire, ca va le faire...

En sortant les boules quies, j'arrive á couvrir le buit infernal du moteur et des enfants qui hurlent. J'ai aussi l'occasion de mettre mon hamac dans un lieu un peu mieux... mais vu que je l'attache un peu haut, une famille viens s'installer en dessous ...! ahhhhh! Lá ils vont me faire craquer si ils continuent ! Un petit tour sur le pont á l'avant du bateau pour prendre l'air. Une vingtaine de vache est parquée lá bas. J'apprendrait plus tard que c'est en quelques sorte le frigo du bateau. Un gars prend un vache dans le troupeau et la découpe en 6 gros morceau et l'emmene á la cuisine. Ce midi c'est boeuf ! Ce soir aussi. Beurk. De retour dans mon hamac, je commence á presque m'endormir quand une mama me réveille de sa douce voix pour que je lui joue un air d'accordeon. J'hesite á lui cracher á la gueule mais bon, je relativise, je cherchais l'aventure, ben voilá. Du coup je me refait la scene de Titanic dans la cale avec les 3eme classe.

A serenezgo on attend la bateau avec des bombes a eauPour avoir du lait de coco y faut avoir des bras musclésPhoto a la con
Plus tard, je rencontre Rose, enfin son homologue masculin, Ludo de son prénom. Un francais en premiere classe, logé dans une cabine du troisiéme pont. J'arrive a me faire inviter dans son petit paradis, je passerai la reste du voyage lá haut du coup. Je remet une session accordéon lá haut. Ludo a un pote qui joue de la brosse á cheveux. Il joue aussi de la brosse á chiotte mais ca prend plus de place alors pour le moment c'est brosse á cheveux... On demande un carton á un matelot et c'est parti pour un petit concert. On croirait pas comme ca mais ca rend super un brosse a cheveux contre un carton. L'accordeon avec ca et ca fait un groupe d'un nouveau genre. Les passagers font des grands yeux de voir cette paire de gringo jouer de la musette, du blues et de la jungle avec ces instruments inconnus mais on a un bon public. On se marre comme des baleines et c'est déjá pas mal. Un peu plus tard on apprend que le bateau a de l'avance et va arriver demain matin, soit 24h avant... J'y comprend plus rien, en avance ?? et pas qu'un peu. Je comprendrais jamais, qu'importe... Accordeon brosse a cheveux ca envoiePublic en folieChauffe marcelAllez danse Ginette !Frigo du bateauCoucher de soleil sur le marañonLa promiscuité en image
On est á Iquitos, sur la terre ferme et ce soir on dort meme dans un lit !

Aïe aïe aïe wasca !Aïe aïe aïe wasca !

L'ayawasca est une liane du coin. Elle a des vertues assez exeptionnelles, magiques même. Le shaman est exactement comme je l'imaginais : un petit vieux tout mignon, plus qu'un oeil malicieux en fonction, un bandeau dans les cheveux et un sourire édenté. Sa maison est sans électricité et presque completement vide. On est un peu en retard sur la ceremonie alors il pose rapidement la bouteille de décoction déjà préparée dans la journée sur une planche en bois. A côté deux litres d'alcool de canne, une dixaine de cigarettes locales et un espece d'eventail en palme, rien de plus. Juan, son pote le moto-taxiste et un autre collegue assistent à la ceremonie.

Le shaman prépare d'abord une pipe spéciale pour chasser les mauvais esprits. Il commence à chanter des trucs mystique. Sur chacun de nous, il nous souffle la fumée dans les cheveux, dans le dos et sur le torse. C'est parti. Il bénit le mélange à sa manière et me tend un verre. Evidement c'est dégueulasse. L'effet arrive dans 30 min ou 1 h environ. Il est 10h du soir et on en a jusque au moins 2 ou 3h du mat. Je suis déjà claqué de la journée, j'espere que je vais pas m'endormir avant.

Tout le monde qu'on connais qui a pris ce truc a vomi tripes et boyaux avec souvent une chiasse d'enfer. Pas nous, je sais pas encore ce qui va m'arriver... heureusement.

Pour la suite, c'est plus a raconter de vive voix donc je m'arrete là, désolé pour les curieux.

Demain on part pour Iquitos, enfin, le bateau passe entre 20h et 4h du mat, le pérou quoi... A bientôt !