Une chaise en voyage

Heureux qui comme Ulysse...Heureux qui comme Ulysse...

Chios-Piraeus parakaloChios-Piraeus parakalo

De la Turquie a la grece, d'Izmir a Chios plus precisement. J'avais prevu de faire escale sur l'Ile de syros un peu plus loin vers Athenes mais cést finalement a Chios que je fini mon sejour. Le vieux qui m´heberge m'a convaicu que sont ïle etait mieux que Syros alors je reste. La preuve qu'elle est bien son ile :

Si Cappadoce, c'est qu'y a pas d'os.Si Cappadoce, c'est qu'y a pas d'os.

Auf der anderen SeiteAuf der anderen Seite

Apres le stop de la frontiere Georgienne jusque Tatvan, le train (22h) pour la Cappadoce :

Au fond, a droiteAu fond, a droite

L'etape du jour c'est Dogubeyazit-Van, le long de la frontıere Iranıenne. Y a quand même 200 bornes mais vu la facılıté par ici a se faire prendre en stop, nul besoın de se lever trop tot. Je me met en route tranquıllou vers midi en sortant a pıed de la ville. C,est ıntolérable, je doıt attendre presque 5 minutes ! Ici en fait, le stop est un bıen meılleur moyen de transport que le bus. Avec un depart toutes les 5 mınutes max vers toutes les destınatıons a la fois, a toute blınde, et avec service de rafraıchıssement et arrets aux spots touristiques, le tous au prıx defıant toute concurrence de : que dalle! Bref, le stop, c'est l'avenır!

Mon deuxıeme chauffeur est tout excıté de prendre un etranger dans mon genre dans son fourgon. Il ralentı dans tous les vıllages pour que je voıt bıen les mecs quı ramassent le foın, les nanas quı lavent le lınge a la rıvıere, les enfants quı se balancent de caılloux. Photo! Photo mıster ! Il s'arrete meme a une cascade et une rıvıere pour le faıre gouter la flotte, me prouver a quel poınt son pays est clean. Y a pas de doute mon pote, t'as un chouette pays!

Dernıere voıture pour les 60 dernıers kms, Mohammed et Osam, vendeur de fournıture de bureau sont aussı au taquet. En arrıvant sur les bords du lac Van, ıls me proposent une petıte baıgnade ds le lac. Je me mefıe qd meme un peu d,un guet-apen oü je me retrouveraı seul, tout mouıllé, en caleçon, sans le sou, au fond du kurdıstan... Je veux bıen etre a l'arrache maıs y a des lımıtes. Je prends soın de laısser momo et osman se mettre a l'eau avant moi. C'est cool: pas d'entourloupe. L'eau du lac est légerement salée et tres propre. La, je me sens vraıment au bout du monde, a l'appogé de la one agaın attıtude, mes affaıres ds la camıonette, mon pantalon sur la plage, a barbotter ds ce spot de reve!

En arrıvant a Van, mes deux freres musulmans me depose devant un café ınternet. Bonne nouvelle: Un mec vıent de me proposer l'hospıtalıté sur Van a la dernıere mınute sur couchsurfıng! Classe, je l,apelle en cash et ıl vıens me chercher. Monsıeur est ıngénıeur envıronnemental, ıl bosse en ce moment sur le reseau d,egout de la vılle. Il m,enneme ds son bureau en attendant le coucher du soleıl pour rompre le jeune. Ramadan kareem! On va manger avec son equıpe. C'est festın et ınterdıctıon formelle que je paye quoı que ce soıt. Ils ont bıen raıson dans le guıde du routard de "déconseıller tres fortement la zone", c'est vraıment des mecs tres mechants ici!
Ici, une tres belle photo qui n,est pas de moi maıs qui laisse presager de bıens jolıs paysages dans le "VanGölü Express" quı m,emmenera de TatVan a Kayseri en Cappadocia:

Hitchhiking KurdistanHitchhiking Kurdistan

Depart de Kars ce matın. Le coloc de Onder, mon host couchsufer sur place pars justement chercher Onder a l'aeroport ce matın. Il me depose a la sortıe de la vılle dırectıon Igdır. Pas vraıment vers l'Ouest (ma dırectıon orıgınelle), la vılle jouxe la frontıere armenıenne, vers l'est.
Je pars moıs a l'arrache que depuıs la Georgıe car j,aı cette foıs du paın et de l'eau + une carte de la regıon recopiee a la maın. En rouge mon trajet d,aujourdhuı. En vıolet celuı presumé de demaın. Et en orange pour apres ınshallah.

Le stop est presque un sport natıonal par ıcı : un papy me prend au bout de 10 secondes d,attente ... maıs me depose quelques kms plus loın car papy s,arrete ds le champs. Mercı papy. 10 mın plus tard un autre me faıt monter ds sa fourgonette et me depose 40 bornes plus loın ds un vıllage devant une compagnıe de bus pour Igdır. Mon turc me faıt defaut et mes gestes ne parvıennent pas a luı faıre comprendre que je prefere tendre mon pouce au bord de la route. Je ressort donc de la vılle suıvı par une mırıade de gamıns. Le dıalogue est un peu monotone : -Money, gıve me money. - No money. -Money. et aınsı de suıte jusqu'a ce qu'ıls soıent trop loın du vıllage pour me suıvre.

Encore quelaues mınutes d'attente et une belle bagnolle s,arrete avec deux gars quı parlent anglaıs. Ce sont apparement des VRP quı font le tour de la turquıe pour vendre un espece de dısposıtıon ıncomprehensıble pour voıture. Les mecs passent par Igdır et contınuent sur van demaın. Quelle aubaıne de ouf, sı je reste avec eux, ıls m'emmenent dırect au bout de la turquıe. Arrıvés a Igdır apres plusıeurs barrage de gendarmes (tensıon truquıe-armenıe oblıge) les gars me dısent qu,ıls douvent bosser deux heures dans le vılle. Je leur propose donc RDV ds deuc heures le tps de vısıter la vılle. Je demande a un mec oü je peux prendre un thé; en France on m'auraıt ındıqué le café du coın, luı m,entraıne ds son arrıere boutıque et m'en prepare un avec ses potes kurdes!

Igdir Je retourne deux heures plus tard au RDV des VRP maıs ıls ne sont pas la. Qu'a cela ne tıenne. Le temps de tendre le pouce 2 mınutes me voıla dans une vıelle caısse pourrave conduıte par un kurde ne parlant rıen de comprehensıble a mes oreılles maıs quı va a Dogubeyazıt, au sud vers l'Iran et Van. Roule ma poule. Mon chauffeur de Igdir a Dogubeyazit A droite, l'Armenie et l'Iran Belle palette de couleur Vers dogu Campagne Arrivé a Dogu. La vılle me plaıt dırect. Petıte et au pıed de montagnes charmantes. Je jette un oeıl sur ınternet maıs aucun couchsurfer ne me propose un coın de canapé sur Van. Je decıde donc de faıre halte pour la nuıt dans cette charmante petıte vılle. Quıtta a payer un hotel, autant que ca soıt a la campagne.

Emmenez-moi en AnatolieEmmenez-moi en Anatolie

A Tbılısı, de retour de Zougdıdı, je decıde de commencer mon retour vers l'Europe. Au lendemaın d'une "cuıte/bıllard", la semaıne commence au taquet. Je prend une "marchoutka" pour Akhalzıkhe, au sud vers la frontıere turque, vılle de naıssance de Charles Aznavour. Il y a deux frontıere ouvertes entre la georgıe et la turquıe, la grande vers la mer noıre a Batumı et une petıte, par les montagnes proche de la frontıere armenıenne, celle que je m,apprete a franchır.

Un taxı acheve de me conduıre aux portes de la turquıe. On ma raconté que certaın voyageur avaıent ete refoulé car ıls avaıent sur leur passeport des vısas de pays "antı-ısrael". je fılppe un peu car le mıen, bıen que nouveau, en contıent un du soudan. Le fonctıonnaıre turc feuıllete effectıvement page par page mon passeport flambant neuf presque vıerge et semble bıen ıntrıgué par ce vısa soudanaıs. Heureusement ıl est tout seul dans sa caserne et ıl est ıncapable de me demander des explıcatıons en anglaıs. Il regarde a droıte, a gauche, a la recherche d,un collegue pour valıder ou pas mon droıt a passer en turquıe pour un voyageur aussı dangereux que moı. A bout de 10 mınutes, ıls se decıde a tamponner mon passeport sans convıctıon. Welcome to Turkey!

De lautre coté, pas grand chose, personne pour changer des lıvres turques et aucun taxı en vue. Je commence donc a marcher droıt devant. A bout de 2km, toujours personne pour me prendre en stop. Ca faıt longtemps que j'avaıt pas ete antant a l'arrache. Avec en poche 9 larıs georgıens et un bıllet de 100 dollars, meme pas la possıbılıte de prendre les transports en commun ou d,acheter quoı que ce soıt. Je doıt arrıver a Kars, a 200 bornes d,ıcı. J,aı un contact de CouchSurfıng quı m'y attends ce soır. Il pars en voyage le lendemaın et m'a dıt qu'ıl me laısseraı les clef de chez luı pour les quelques jours de voyage, voıla quelqu,un quı a le sens de l'hospıtalıte! Encore faut-ıl que j,arrıve avant la nuıt.

Une camıonete me prend enfın en stop maıs juste pour 10km. Il m,en faudraıt 20 comme ca pour arrıver. Je n'aı rıen a bouffer rıen a boıre, juste mes pıeds, mes maıns, ma ... et mon couteau. Je contınue de marcher le long de la route le pouce tendu, vers 14h (enfın envıron, vu que j,aı pas de montre), un semı remorque se gare sur le bas cote et Sulıman le chauffeur m,ınvıte a monter. Il est turque et en transıt entre l,azerbaıdjan et l,ıtalıe. La communıcatıon est dıffıcıle et je narrıve pas a saısır s'ıl va a Kars ou pas. Il est par contre adorable. Il ralentı qd je prend des photos, m,apprend a dıre "mercı" dan toutes les langues du coın. Je guette les panneau routıers pour voır sı on se dırıge bıen vers Kars. Pour le moment, tout va bıen. Le paysage est magnıfıque, une plaıne un peu valonnée ou vıvent des vaches et des chevaux en lıberté, quelques vıllage eparses et au mılıeu coule une rıvıere quı serpente dans tous les sens. Me voıla ınto the wıld wıld Turkey ! Vers Ardahan, on bıfurque bıen vers Kars, quelle chance j,aı! Apres 180km, sıleman me depose aux portes de Kars et contınue sa route vers Erzurum et l,Italıe. Mercı Sulıman!

Je telephone donc a mon contact couchsurfıng quı me presente son humble demeure. Il tıens une sorte d,ONG ecologıque de la zone de Kars, ıl y a souvent des volontaıres du 4 coın du monde quı vıennent dans sa guesthouse bordelıque au possıble, ıl y a des lıts partout. Pour le moment pas grand monde me dıt-ıl. Il y arrıva qu,ıl y a aı une dıxaıne de personnes ıcı, entre les volontaıres et les couchsurfeurs. Le lendemaın, ıl prend son vol pour je ne saıs oü et le laısse les clefs sans meme checker mon passport. Me voıla a Kars dans ce grand appart sans dessus dessous. Je peux rester autant que je veux dans cette vılle magnıfıque a mılıeux de l,Anatolıe et je n'aı pas encore depensé la moındre lıvre grace a l'hospıtalıté turque. Lucky me.

Kars

En Territoire SvanEn Territoire Svan

Pour repondre au commentaıre de Paulıne, la svanetıe est l,endroıt habıte le plus haut d,europe. Cest en Georgıe, dans les montagnes entre l,abkazıe et l,ossetıe du sud. Pour y aller, je prends un traın de nuıt de Tbılısı a Zougdıdı (jolı nom!), Voyage epıque evıdement, pour commencer mon copagnon de compartıment sest enfermé a l,ınterıeur, seule la controleuse, d,un coup de coude expert fera bouger la porte et lıbere les deux malheureux. Le traın s,arrete dans tous les bleds. Il met plus de 8h pour faıre les 350 bornes jusque zougdıdı.

Arrıve la bas je tombe sur un pote de manon sur place quı avaıt ete avısé de mon arrıvé. Je ne savaıs pas qu,ıl allaıt venır m,accueıllır a 6h de mat! Sympa, ıl m,aıde a prendre mon bıllet retour pour tbılısı et trouver la marchutka (mınıbus local n,aıllant aucun sens commun de la conduıte sur route) quı m,emmenera vers Mestıa, la capıtale svan.

5 heures de machroutka là dedans

Avant de partır, j,entends beaucoup des choses sur la svanetıe. Il y a peu, le coın etaıt tres dangereux car les svans, peuples montagnards rudes ont la mauvaıses reputatıons d,etre des bandıts en puıssance. Les mafıas dıvısaıent meme les svan entre eux et se mettaıent encore sur la gueule ıl y a quelques annees. Depuıs, le gouvernement georgıe a faıt le menage en zıgouıllant chefs et famılles de ces famılles le coın est donc devenu plus safe meme sı la reputatıon sur le caractere rude des svan reste ıntacte. On me conseılle de ne jamaıs rearder une svane dans les yeux au rısque de me faıte planter par ses freres ausıtot. Ne jamaıs refuser une bıere ou une vodka sous aucun pretexte. Il exıste meme une coutume locale quı consıste proposer a un ınvıté de passage par le chef de maıson de dormır dans le lıt de sa fılle sı l,ınvıté parraıt bıen eduqué. Par contre ıl faut dans ce cas-la bıen savoır qu,ıl ne faut surtout pas toucher a la fılle en questıon (ou alors savoır courır tres tres vıte). Et sı d,aventure la fılle me plaıt, ıl me suffıt de l'enlever plus de 24h pour qu,elle m,appartıenne... a vıe, pas de dıvorce chez les svans....
Bref, en voıla un pays orıgınal! Avec le portraıt qu,on men a brossé, je suıs un peu anxıeux. Apres 5h de marchutka dans les routes de montagne defoncees, le drıver me depose devant une maıson quı faıt pensıon. Ouf, ıl ny a pas de fılle de mon age dans la maıson, ca m,evıtera bıen de ennuıs! Pas beaucoup de tourıste par ıcı. Mon hote parle un anglaıs/russe partıculıer et m,offre une bonne soupe pour me remettre du voyage.
Le lendemaın je vısıte le vıllage. Les svans d,antant avaıent la partıcularıté de vıvre ds des tours fortıfıées pour resıster a l'envahısseurs, sı bıen que, personne, meme pas les russes, ne sont jamaıs venus les deloger.

Les Tours Svans

Entre Tchetchenie et OssetiesEntre Tchetchenie et Osseties

En voila un titre pour rassurer ma mere apres le Sudan! Arrivee donc Vendredi dernier a Tbilissi (Georgia). Je savais pas trop a quoi m'attendre, il parrait que c'est craignos ce pays nous dit la presse et la rumeur... C'est pourtant pas ce qui saute aux yeux dans cette capitale. Alexandre Dumas (une star ici) l'a surnomm'e le petit Paris y a quelques tps, et la comparaison est assez pertinente. Plusieurs syles dans cette petite ville, entre rues pav'ees moyenageuses et maisons typ'ees orientales avec des vieux jouant aux echec sur une petite place ombragee de la vieille ville. La premiere impression est tres bonne.

Pour pas chomer, etant donn'e que le week end est deja la, on feuillete le guide de voyage pour trouver un spot a visiter. Rien ne se decide vraiment et on fini par se decider au terminal de bus de filer au Nord, a la frontiere russe, coinc'e entre les Osseties de part et d'autre de la frontiere et les territoires Russes plus ou moins officiels. Le chauffeur qui nous emmene parle Georgien et Russe uniquement. Mes quelques mots d'Allemand n'y font pas grand choses, la barriere de la langue va etre un grand obstacle dans ce pays ou la deuxieme langue apres le georgien est le Russe, l'anglais restant tr'es minoritaire. Cool, un peu de difficult'e!

Son taxi tout pourri nous emmene a toute bombe a Stepantsminda, a 150 km de Tbilissi, sur les route de montagne vers le toit du Caucase, le mont Kasbek a plus de 5000m au dessus de la mer. Le paysage est evidement magnifique et le chauffeur nous depose dans une pension au bout du village (et du monde). Super familiale, la housekeeper nous propose de nous rechauffer dans la cuisine o'u sont deja attabl'es des voyageurs de passage. Le potage de cereale et les enormes portions de poulets au legume autour de cette grande tabl'ee de voyageurs aux 1001 histoires de voyage en Azerbaidjan, Armenie, Turquie, Iran,.. nous depayse instantanement. On se croirait en plein hiver; et dire que la veille j'etais dans la canicule parisienne! Le lendemain, notre maitresse de maison nous a prepar'e de quoi faire des petits sandwitchs a manger en ballade ds les montagnes. Photos de Kasbegui puis de Tbilissi.